samedi 12 avril 2008

Politicailleries.

En vrac :

-> les amaricains ! ils l'ont-tu l'affaire les amaricains ! voila une nation de va-t-en guerre, une nation de donneurs de leçons (pire que des français!) imbue de sa propre culture déviante et hypocrite... je pourrai en dire et en mettre couche sur couche, argumenter jusqu'à plus soif...

Je me contente aujourd'hui de revenir sur ce que le Pentagone a inventé : la guerre propre. Ça, les enfants, c'est quand on envoie des soldats et qu'aucun ne meurt. Juste des civils. On appelle d'ailleurs pas ça un meurtre, un génocide ou un crime contre l'humanité. On appelle ça un dommage collatéral. Bref.

Le concept de guerre propre a conduit l'armée américaine a inventer toute sorte de gadgets furtifs et hautement technologiques : pas d'argent pour éduquer leurs propres citoyens, pour leurs assurer des soins de santé. Mais du fric pour bombarder des peuples à l'histoire millénaire, ça, ils en ont.

Un des derniers gadgets qu'ils ont inventé : le robots de combat.

Mais attends un peu toi là... oups... les robots sont-ils intelligents ? les robots prennent-ils parti pour les oppressés contre les méchants ?

Non... je suis de mauvaise fois et je soupçonne simplement que les robots fonctionnent sous un Windows quelconque et non sous Linux...

Linux, c'est de la merde.

Mais oui je t'aime ma Debian à moi...

-> à propos du vieillissement de la population et du questionnement de M.Beland : je ne suis pas un spécialiste du design, mais voici ma réponse : en me faisant une petite place, histoire que moi aussi je puisse enfin payer des impôts ?

Les vieux, c'est de la merde.

-> l'éducation au Québec... c'est vraiment un grand n'importe quoi. Des université au bord de la faillite, des étudiants en grève (surtout à l'UQAM, yeah !) des chargés de cours/chercheurs sans convention collective depuis plusieurs années, des multinationales de la malbouffe dans tous les coins...

Et un gouvernement d'incompétents incapable de prendre une décision parce qu'il sait que quoi qu'il fasse, la rue sera pas contente. Donc on se dirige vers une interdiction pour les université d'augmenter les droits afférents... c'est du moins ce que recommande le Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études. Quand je vois la composition dudit Comité... je ne peux m'empêcher d'avoir un sourire en coin et de penser : "sacrée Courchesne ! t'as réussi à éviter une patate chaude ! bel exemple de laisser-faire laisser-aller. "

-> le G7 donne 100 jours aux grandes banques pour dévoiler leurs pertes. Nos gouvernements ont mangé du lion ma parole ? ils se sont soudainement acheté des colonne vertébrales ? ils se souviennent de qui fait la loi ?

Un monde meilleur pointe le bout de son fragile nez ?

Il reste de l'espoir ?

-> pas pour l'ONU apparemment...

J'ai une solution globale : laisser crever de faim les banquiers, les assureurs, les vieux et les étudiants. Ah ! et les tibétains, qu'ils arrêtent d'embarrasser nos gouvernements-qui-soudain-se-tiennent-droits-mais-gageons-que-ça-durera-pas !

Un jour je parlerai de ces athlètes qui participent aux JO.

vendredi 11 avril 2008

Blague de mauvais goût.

A propos des manifestations le long du parcours de la flamme olympique, à Paris. Rappelons que, contrairement à ce que prétends le gouvernement chinois, le Tibet n'est historiquement pas une province chinoise mais un état libre et souverain. Il s'agit donc bel et bien d'une occupation militaire doublé d'un ethnocide culturel. A partir de là, humour :

Quest-ce-que Nicolas Sarkozy répond à un manifestant qui vient de se faire tabasser par la police ?

Si t'es pas content d'habiter dans une démocratie, t'as qu'a aller vivre en Chine. Pov' con.

Ah ! lala... humour, quand tu me tiens... j'en pisserai dans mes jeans ! de plus, je resterai toujours béa d'admiration devant 5 policiers en uniforme, matraque et gaz à la main, revolver à la ceinture, qui s'en prennent à 1 manifestant, tibétain et pacifiste. Béa. D'admiration.

Montréal : le festival des rues sales.

J'aime Montréal. C'est ma ville. Elle est chère à mon cœur. Et comme tout ce que j'aime, je ne supporte pas d'en voir les défauts.

Montréal fut longtemps le centre économique du Canada. Que dis-je ? de l'Amérique du Nord. On a chanté Montréal, c'est encore (un peu) un pôle économique important, c'est un melting pot culturel. Cette ville est une métropole mondiale : sky is the limit !

Euh... attendez un peu...

Cette ville a la prétention d'être une métropole mondiale.

Prétention, oui. Elle n'est, dans les fait, pas réellement une métropole mondiale. C'est tout au plus un gros spot multi-culturel, la seconde plus grande ville francophone au monde... mmm... quoi d'autre ?

Quand on aime, on hésite pas à critiquer. Alors je vais faire ma part. Voila, tout est dans le titre, Montréal, c'est trop de festivals et c'est trop sale. Alors que beaucoup de québécois se plaignent d'un hiver trop long et trop rude, moi, j'ai hâte à l'hiver prochain.

Pourquoi ? mais parce que je suis hypocrite bien sûr ! la neige jette un voile d'une blanche pureté sur notre incapacité collective à maîtriser nos déchets. Petit tour d'horizon :

hier, je me suis un peu promené. Parti rejoindre ma douce moitié vers les plages cubaines, j'ai emporté mon apareil photo pour jouer les grands reporters...

Ouais, y-en a qui partent en Afghanistan, d'autre en Irak ou bien encore en Corée du Nord... pas moi. Je suis un couard !

J'ai pris des photos juste en marchant. Je ne suis pas allé chercher les ruelles les plus merdiques de la ville comme le ferai le JdM. Juste une promenade en ville...

Comme vous pouvez le constater, Montréal est une ville sale quand elle sort de l'hiver.

Le maire Tremblay a pourtant depuis longtemps pris des engagements envers ses électeurs pour nettoyer la ville.

Mais bon, là, c'est pas sa faute. C'est la faute aux citoyens. Ces tabarnaks qui jettent leurs papiers
dans des poubelles qui débordent parce qu'elles sont pas ramassées. Ces citoyens qui utilisent le bac vert bien comme il faut et qui voient leurs efforts jetés à terre par des employés zélés.

Il-y-a trois mois, j'ai appelé la ville pour porter plainte contre mes voisins. Ceux-ci avaient déposé leurs sacs de vidanges au bas des escaliers de devant alors que le camion de vidanges passe dans la ruelle.

Trois mois plus tard, c'est à dire dimanche dernier, un inspecteur de la ville m'appelle pour me demander des nouvelles...

Trois mois !

Et il m'appelle pour ME demander des nouvelles.

Bon. Passons. De toute façon, nous avons déménagé entre temps. Mais j'ai quand même appelé la ville depuis que nous sommes installé : les gars des caisses vertes ramassaient pas nos cartons de déménagement. Ils étaient pourtant bien rangés, bien pliés, bien posé en évidence au côté des caisses vertes...

Et c'est là tout le problème, ils étaient à côté des caisses vertes. La fille à la ville, elle m'a bien expliqué : les gars, ils ramassent ce qu'il y-a DANS les caisses vertes, pas ce qu'il y-a A COTE des caisses vertes.

Alors j'ai bêtement demandé : "et ce qui tombe des caisses vertes ?" parce que les gars, ils y vont pas de main morte. Ils te pognent les caisses et oway donc ! ça traine pas ! la moitié de mon bac de recyclage tombe sur leurs chaussures mais c'est pas grave... c'est plus dans la caisse, c'est plus sa responsabilité. Tel est le contrat entre la ville et la société qui s'occupe du ramassage.

La fille m'explique ensuite qu'elle a bien enregistré ma plainte et que peut-être un inspecteur va passer si d'autres plaintes sont enregistrées...

J'interprète : dans trois mois, peut-être qu'un gars va m'appeler pour me demander des nouvelles...

Allé, une dernière photo pour la route :

je l'ai intitulée la fin de l'hiver. C'est une parabole printanière montréalaise.

On y retrouve la neige qui fond, le gazon qui verdi et les déchets qui traînent...

Avec l'ombre de la tête du photographe en prime.

Elle est pas belle ma ville ?

Bon, toute cette histoire pour dire que les moyens (limités) dont dispose la ville sont en général mal employés. C'est la faute à Tremblay. C'est beau, ça rime, c'est le début d'une carrière de poète chansonnier. Je vais m'inscrire à Star Academy ! Ah ? non ? ça existe plus ? mais quel dommage...

Mais non, je niaise, c'est pas la faute à Tremblay. Je l'ai dit, c'est la faute aux citoyens qui sont pas civilisés : ils respectent pas les réglements municipaux.

Je change de sujet pour revenir à ce que je disais avant-hier. J'ai pas écris hier, j'étais trop faignant. A propos d'Haïti. La France fait un grand effort, c'est formidable.

Tiens, j'ai envie de gerber moi...